samedi 28 novembre 2009
Interlude cinquantième (objectif...atteint)
Cet interlude sera un peu bavard pour une fois (c'est le cinquantième, ça se fête !).
Je reste dans ma veine "devinettes" (voir billet précédent) pour vous proposer celle-ci:

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Bon, vous avez bien vu ces images?
Alors, de quoi s'agit-il ?
1) Une sculpture "modern post-indu art" de mon cru, concourant pour la FIAC 2010 et intitulée: "I fuck photography - Objectif atteint" (prix estimé: 1000 fois le prix de l'objectif, histoire de rentrer dans mes frais...) ?
2) Une discussion brève mais très argumentée avec un autre photographe, pour être le mieux placé lors de la remise des prix du salon du Romantisme et du String poétique (voir photos ici), car Pamela Groslolotti devait y faire une lecture très attendue de poèmes onomatopétiques (notamment son très fameux "Rhaaaa Lovely")...?
3) le résultat percutant d'une course effrénée autant que stupide après un thermos de café, toujours lors du salon du Romantisme et de la Brouette javanaise 2009, avec prise de pieds dans la moquette mal posée, vol plané d'une courbe délicieusement gracieuse et vautrage intégral sur mon appareil photo, avec au passage petit fêlage de côtes (le tout devant 200 personnes qui attendaient un show)....
4) L'achat du premier objectif "à prix cassés" chez ED Lidl Price ?
(sauf que, aveuglé par la pub, j'ai mal compris le sens du terme "cassé")
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Bien sur, si quelqu'un a un 10-22mm Canon qui ne sert qu'à décorer sa cheminée, qu'il me fasse une offre....
Et pour me tourmenter un peu plus, une photo de l'objectif tel que je l'ai acheté à Thomas Boivin.
(photo TB)
Et pour finir, un lien vers ma 2ème collaboration pour DésinVolt, le webmag qui déchire sa race à donf...
(Pages 28 à 33 mais voyez surtout les incroyables photos de Marc Dubord !)
mardi 24 novembre 2009
Mes biens chers maîtres (devinettes)...
Au décours de la FIAC 2009 (dont je parlerais surement un jour de 2010 au rythme où je traite mon actualité...), se tenait au sein du Grand Palais une bien curieuse exposition...
10 des plus grandes galeries internationales avaient réuni vingt des œuvres modernes parmi les plus chères au monde.
Ainsi, sous le même chapiteau, aux airs de chapelle ardente, se sont côtoyés durant quelques jours Pablo Picasso, Fernand Léger, Pietr Mondrian, Salvador Dali, Alexander Calder, Sam Francis, Constantin Brancusi et Francis Bacon...
Le premier prix était à 8 millions d'euros, autant dire une broutille...
L'oeuvre la plus onéreuse avoisinait quant à elle les 50 millions d'euros...
Alors voici mes devinettes:
1) A votre avis, quelle est cette oeuvre, sachant bien sur qu'il y a une surprise quant à son auteur (en clair, ne jamais se fier aux idées reçues...)
2) Cet artiste homosexuel surprit un jour un cambrioleur dans son atelier. Il le séquestra pendant plus de 12 ans et en fit son amant et modèle. De qui s'agit-il?
Et pour tester vos excellentes connaissances en la matière, je ne mets pas les noms sous les images !
Visite (en silence et en rang par deux!) d'une petite galerie à 400 millions de kopecks sur 50 mètres carrés...
A vous de jouer !
Mais comme ici, on gagne à tous les coups, je vous payerais bientôt un voyage sur une autre planète...
vendredi 20 novembre 2009
Marche des Zombies
Quelques portraits de la Zombie Walk, défilé devenu traditionnel et qui surfe sur une mode particulièrement vivace depuis quelques temps, l'univers des zombies faisant un retour en grâce très remarqué ...
Morts-vivants, zombies, monstres en tous genres se sont réunis pour envahir le Marais !
Âmes sensibles s'abstenir... (même si c'est pour de rire)

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Et enfin, pour rester dans l'actualité...
J'y ai croisé Henri, Tatiana et David (voir liens à droite).
A voir également dans ma galerie Flickr.
lundi 16 novembre 2009
Un Mur est tombé...
Il y a comme ça des images qui ne vous quittent jamais...
Un homme seul qui arrête des chars à Pekin, un avion qui s'encastre dans un gratte-ciel et bien d'autres encore....
Ces images qui figent une seconde d'une Histoire qui s'écrit, parfois au fil de l'eau, parfois par à-coups brutaux... Mais toujours une histoire avec un grand H...
Et comme image marquante, il y a celle de cet adolescent, à cheval sur le mur le plus tristement célèbre de l'histoire du XXème siècle, hurlant sa joie, au milieu de centaines de milliers d'autres hurlements de joie...
Joie d'abattre un mur de quelques kilomètres de long mais qui symbolisait d'abord la séparation du Monde en 2 blocs parfaitement distincts, équilibrés par la terreur d'un conflit nucléaire...
Et disparaissent en quelques heures 14 000 gardes armés (qui firent en 28 ans plusieurs centaines de morts parmi les malheureux candidats à l'exode occidental), 600 chiens de garde, 300 miradors...
Une autre image sera immortalisée le 11 novembre, celle d'un des plus grands musiciens mondiaux, s'installant devant le mur avec son violoncelle pour improviser un concert mémorable, assis sur une simple chaise...
Il s'appelait Mstislav Rostropovitch.
Mais à sa manière, le Mur de Berlin a consacré aussi un des arts majeurs de cette fin du siècle dernier, le street art, car les graffs et pochoirs qui le recouvraient marquaient le symbole d'une résistance forcenée contre tous les totalitarismes...
Même si, encore aujourd'hui, "les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts", comme le prédisait déjà Isaac Newton...
Paris commémorait cet évènement par un Son et lumière sur la Place de la Concorde, en présence de tout ce que la France compte d'officiels, dont un nombre considérable de militaires (sic)...
Chaque musicien de l'orchestre invité pour l'occasion était placé dans une cabine reproduisant chacune un pan du Mur (un mirador?), avec son graff.
Et parqué, loin derrière de la tente chauffée et des petits fours, bibi, Henri, Paname Photos, Photograff92 (liens à droite) et quelques milliers de curieux, de tous âges...
J'avais déjà parlé du Mur de Berlin dans ce billet.
Un petit tour chez le Photograff Collectif pour une session spéciale Berlin !
Et enfin, voyez et/ou revoyez l'excellent "Good Bye Lenin", pour cette belle histoire tragi-comique d'un garçon qui recrée le Berlin est-allemand pour épargner sa mère (la scène où elle assiste, effarée, à l'envol de la statue de Lénine est une pure merveille), et la très belle musique de Yann Tiersen...
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Elle aurait pu revenir épuisée de Berlin...
Mais non, elle dormait simplement du sommeil du juste, au milieu de la cohue matinale de la gare Saint-Lazare....
samedi 14 novembre 2009
Le "Musée du Slip" de Jan Bucquoy
On peut se poser la question de savoir pourquoi un pays aussi petit que la Belgique compte parmi ses sujets un si grand nombre d'hurluberlus provocateurs, artistes déjantés, acteurs foutraques, écrivains et chanteurs décalés....
Peut-être parce qu'il s'agit d'un "plat pays" au climat gris et réputé déprimant?
Ou bien parce que depuis des décennies, il vit une situation politique parmi les plus absurdes au monde et qui donnerait envie de s'en échapper par l'absurde aussi...?
Alors de Brel à Devos, en passant par Poelvoerde et Geluck (le Chat), d'Amélie Nothomb et Magritte à Johnny Halliday (faut-il le rappeler, il est belge de naissance, français par ses chansons et suisse par ses impôts...) et j'en passe (sans oublier la BD, bien sur !!), il semble que la Belgique ait depuis longtemps un furieux besoin de rigoler et de faire rigoler ses voisins...
(bon, vous me direz qu'Adamo est belge aussi, hein...)
Et ce n'est pas Jan Bucquoy qui dira le contraire, une fois !
Qui? Le plus allumé des artiste contemporains belges est de passage à Paris pour une expo étonnante et au goût de certains, dérangeante...
Depuis 25 ans, ce célèbre agitateur, auteur notamment de "la vie sexuelle des belges" et grand ami de l'Entarteur, Noël Godin, a ouvert le seul Musée du slip connu dans le monde, à Bruxelles...
Il a demandé à plus de 500 personnalités de la scène politique et culturelle francophone de faire don d'un sous-vêtement, ensuite exposé (euh...lavé d'abord...), avec un certificat d'authenticité et parfois une dédicace du donateur.

Caleçon du présentateur Guillaume Durand
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En Belgique, habitués aux frasques du bonhomme, les "donateurs" furent nombreux et pour certains, illustres, comme cette politicienne culotte de la Ministre belge de la Culture

(imaginer que cette haut fonctionnaire portait une culotte aux couleurs de son parti me la rend particulièrement sympathique...)
Ou encore "haut en couleurs", comme le calbute de Plastic Bertrand ! ("Ca plane pour moi!", vous vous rappelez??)
...Alors qu'en France, pourtant pays de la gaudriole et de l'humour cassoulet, seule une poignée de courageux fit l'offrande d'un de leurs dessous...
Parmi eux, on peut citer Corinne Maier, écrivain, connue pour avoir été licenciée d'une grande administration après avoir écrit "Bonjour Paresse", éloge pratique du glandage organisé au bureau.
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Ou bien encore Picha, dessinateur et réalisateur du cultissime "Tarzoon, la honte de la jungle", seul dessin animé français encore classé X...
Mais on peut aussi voir la culotte de scène de la célèbre "Madeleine Proust" alias Lola Sémonin, avec qui j'ai passé un délicieux moment d'échange.
Mais Jan Bucquoy, considérant que "nous sommes tous égaux quand on se retrouve en slip" a aussi pensé à nos grands Hommes, comme en témoigne cette série de tableaux...

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Rimbaud (mais il y avait aussi Marx, Freud, Malraux...)
(je précise pour les mal-comprenants que Rimbaud et Sarkozy n'ont jamais été donateurs de Jan Bucquoy...)
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Enfin, l'homme s'est aussi attaqué à un monument national belge, en la personne de Tintin, qui prouverait que non seulement il était sexuellement actif mais aussi que Milou avait bien un orifice anal, contrairement à ce qu'Hergé a toujours voulu nous faire croire...

(notez la ressemblance frappante ! c'est Tintin avec 30 ans de plus, non?)
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Enfin, pour finir, un piège subtil : un "caméraman" muet s'est promené durant tout le vernissage avec cette grossière caméra en carton et objectif en cul de bouteille, comme un vrai professionnel de l'image...
Le public, se rendant compte de la supercherie, se mettait à faire l'imbécile devant, grimaces à gogo, etc...
Mais bien sur, il y avait un vrai caméscope à l'intérieur.... 
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"Le Musée du slip", installation de Jan Bucquoy, à l'espace Immanence
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Vous avez trouvez ça drôle? stupide? de mauvais goût?
Alors pour moi, la vraie provocation, ce n'est pas qu'un artiste mette un string sur la tête de Chirac ou qu'il fasse sodomiser Milou par Tintin...
Pour moi, la vraie provocation, ce sont les 700 milliards de dollars soulevés en quelques jours à l'automne dernier pour sauver des banques qui se sont fourrées seules dans le pétrin, alors qu'un centième de cette somme suffirait à éradiquer la faim en Afrique.... Ces mêmes banques, qui aujourd'hui même, refont des profits colossaux, en répétant exactement les mêmes erreurs, malgré les guignolades gesticulatoires des politiques...
C'est la mine anti-personnel qui déchiquette un enfant asiatique chaque heure par an mais qui coûte moins cher que le préservatif qui aurait sauvé sa mère du Sida.
C'est le premier laboratoire mondial qui refuse toujours de délivrer des médicaments génériques (donc sans aucune rentabilité) contre le Sida en Afrique mais qui vient de vendre pour des dizaines de milliards à des pays déjà sur-médicamentés un vaccin anti-grippal qui ne donne aucune certitude de prévention et d'innocuité...
La liste de mes rigolades internes serait trop longue, j'arrête là et je me met un slip sur la tête...
mardi 10 novembre 2009
La Bénédiction de Sainte-Rita
Jamais de ma vie, je n'aurais cru qu'un jour, j'applaudirais vent debout un évêque, dans une petite église de quartier.
Et c'est pourtant ce qui vient de m'arriver, à l'occasion d'un des rites les plus étonnants de la religion catholique française...
Je veux parler de la bénédiction annuelle des animaux, sous l'égide de Sainte-Rita, la patronne "des prostituées, des voleurs, des causes perdues et des cas impossibles"...
Comme carte de visite, ça pose là, non?
Un moment exceptionnel, dans une ambiance bon enfant, à mi-chemin entre la kermesse et la foire aux bestiaux...
Alors du chameau de cirque au lapin de bambin, en passant par une ribambelle de chats et de chiens, chacun a eu droit à une petite prière de Mgr Philippe, au pied de la statuette de Saint-François d'assise, le "fou qui parlait aux oiseaux"...
Ils étaient des centaines, à vouloir faire bénir leur petit (ou gros) compagnon, qu'il soit valide ou malade, jeune ou vieux... Certains sont venus avec des photos d'un animal mort, mais qui restera à jamais dans le coeur de celui ou celle qui l'a aimé, parfois plus que d'autres humains...
Et dans chaque regard capté, de la joie d'être là, de la dévotion, des larmes, des sourires sur tous les visages...
Mais beaucoup étaient aussi là pour écouter le Père Philippe, un évêque tout droit sorti d'un bon San-Antonio, truculent, drôle, aux paroles simples et pleines de bon sens, qui ont souvent déclenché étonnement et crises de rires !
Un curé qui dit qu'aimer Sainte-Rita et Saint-François est parfois mal vu de l'Eglise, qu'on l'a souvent "traité de loufoque mais alors que dire de mes confrères qui bénissent des canons...?", qu'il force la porte des églises avec son chien pour s'amuser de la réaction horrifiée des curés locaux.
Il refuse qu'on vienne à lui pour faire bénir "mon fils ou ma fille" mais rappelle qu'il ne s'agit que d'un animal et que "chacun doit savoir garder sa place"...
Et pour finir, dont le rêve est de bénir un éléphant, dans sa paroisse ! (et quand on voit déjà les dégâts provoqués par 2 chameaux et 2 lamas, je vous laisse imaginer ceux d'un pachyderme dans une église !)
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(he's bad...)
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Je dédie ce billet à cette adorable et malicieuse vieille dame de 90 ans (à Noël...), qui captait toute la lumière autour d'elle...
J'avais aussi parlé de cet incroyable endroit, unique au monde, le Cimetière des chiens d'Asnières....
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Plein d'autres images sur Flickr (clic)
Pour en savoir plus sur le culte de Sainte-Rita
vendredi 6 novembre 2009
Championnat de Double Dutch
Il y a 300 ans, les enfants de Peter Stuyveesant et des premiers pionniers hollandais ("dutchmen") fraîchement débarqués à New York apportèrent avec eux des cordes à sauter, connues depuis l'Antiquité (c'est d'ailleurs l'un des plus anciens jeux de toute l'Histoire humaine)...
Mais ces enfants donnèrent très vite une variante à la simple corde à sauter. Une deuxième corde !
New York, aujourd'hui. Le Double Dutch est toujours là, toujours plus acrobatique, toujours plus spectaculaire et est devenu non seulement un sport à part entière, mais surtout un médiateur social extrêmement important notamment dans les quartiers pauvres.
Durant plusieurs décennies, le principal slogan américain de lutte contre la drogue était d'ailleurs "Ropes, no dopes" ("des cordes, pas de drogues").
Le DD fait aussi partie du paysage culturel urbain, au même niveau que le skate, le rap ou le graff...
La corde à sauter, quant à elle, reste un des jeux favoris des cours de récré et un mode d'entrainement très répandu dans de nombreux sports à travers le monde, pour ses vertus cardio-vasculaires...
Il y a quelques jours, se tenait le Championnat international de Double Dutch, dans la très belle Halle Carpentier, à Paris.
Quelques images, en apesanteur.

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Echauffements, sous les yeux inquiets de l'entraîneuse danoise
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Ce dont on ne se rend pas compte sur ces images, c'est que les dutcheuses bougent et évoluent en permanence dans l'espace, ce qui rend les cadrages assez rock'n'roll, puisque les mouvements sont non seulement rapides et amples mais surtout imprévisibles.
Ce dont on se rend très bien compte sur ces images, c'est que ce n'est pas demain que je serais photographe sportif, vu ma gestion calamiteuse de la vitesse et de l'ouverture... (y a vraiment un truc qui m'échappe, malgré l'aide de Denis !)
Ma première rencontre avec les cordes à sauter.... (expo "Rue", Juillet 2007)
Pour en savoir plus avant de vous y mettre, le site de la fédération Française de Double Dutch
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Malheureusement et malgré une sympathique proposition d'accréditation, je n'ai pu assister qu'aux entrainements matinaux, pour cause de chasse aux Zombies programmée l'après-midi.
mardi 3 novembre 2009
Illuminations impressionnistes
Il est bien loin le temps des sons et lumières animés à la lampe torche colorée, accompagnés d'un air d'opéra crachouillé par un haut-parleur tout droit sorti du métro...
Aujourd'hui, numérique aidant, les sons et lumières deviennent somptueux, font danser les bâtiments, révèlent des formes insoupçonnées sur leurs façades...
J'ai été particulièrement comblé par le spectacle offert par la ville de Rouen sur la façade de son musée des Beaux-arts et qui avait pour thème l'impressionnisme...
Fenêtres devenant murs de tableaux, façade "refusant" une subvention au jeune Renoir, soleils couchants et palettes géantes évoluant sur une musique intelligemment choisie, qui mélangeait les Coco Rosie à Erik Satie, en passant par le simple tapotis de la pluie....



















































