mardi 24 novembre 2009
Mes biens chers maîtres (devinettes)...
Au décours de la FIAC 2009 (dont je parlerais surement un jour de 2010 au rythme où je traite mon actualité...), se tenait au sein du Grand Palais une bien curieuse exposition...
10 des plus grandes galeries internationales avaient réuni vingt des œuvres modernes parmi les plus chères au monde.
Ainsi, sous le même chapiteau, aux airs de chapelle ardente, se sont côtoyés durant quelques jours Pablo Picasso, Fernand Léger, Pietr Mondrian, Salvador Dali, Alexander Calder, Sam Francis, Constantin Brancusi et Francis Bacon...
Le premier prix était à 8 millions d'euros, autant dire une broutille...
L'oeuvre la plus onéreuse avoisinait quant à elle les 50 millions d'euros...
Alors voici mes devinettes:
1) A votre avis, quelle est cette oeuvre, sachant bien sur qu'il y a une surprise quant à son auteur (en clair, ne jamais se fier aux idées reçues...)
2) Cet artiste homosexuel surprit un jour un cambrioleur dans son atelier. Il le séquestra pendant plus de 12 ans et en fit son amant et modèle. De qui s'agit-il?
Et pour tester vos excellentes connaissances en la matière, je ne mets pas les noms sous les images !
Visite (en silence et en rang par deux!) d'une petite galerie à 400 millions de kopecks sur 50 mètres carrés...
A vous de jouer !
Mais comme ici, on gagne à tous les coups, je vous payerais bientôt un voyage sur une autre planète...
samedi 14 novembre 2009
Le "Musée du Slip" de Jan Bucquoy
On peut se poser la question de savoir pourquoi un pays aussi petit que la Belgique compte parmi ses sujets un si grand nombre d'hurluberlus provocateurs, artistes déjantés, acteurs foutraques, écrivains et chanteurs décalés....
Peut-être parce qu'il s'agit d'un "plat pays" au climat gris et réputé déprimant?
Ou bien parce que depuis des décennies, il vit une situation politique parmi les plus absurdes au monde et qui donnerait envie de s'en échapper par l'absurde aussi...?
Alors de Brel à Devos, en passant par Poelvoerde et Geluck (le Chat), d'Amélie Nothomb et Magritte à Johnny Halliday (faut-il le rappeler, il est belge de naissance, français par ses chansons et suisse par ses impôts...) et j'en passe (sans oublier la BD, bien sur !!), il semble que la Belgique ait depuis longtemps un furieux besoin de rigoler et de faire rigoler ses voisins...
(bon, vous me direz qu'Adamo est belge aussi, hein...)
Et ce n'est pas Jan Bucquoy qui dira le contraire, une fois !
Qui? Le plus allumé des artiste contemporains belges est de passage à Paris pour une expo étonnante et au goût de certains, dérangeante...
Depuis 25 ans, ce célèbre agitateur, auteur notamment de "la vie sexuelle des belges" et grand ami de l'Entarteur, Noël Godin, a ouvert le seul Musée du slip connu dans le monde, à Bruxelles...
Il a demandé à plus de 500 personnalités de la scène politique et culturelle francophone de faire don d'un sous-vêtement, ensuite exposé (euh...lavé d'abord...), avec un certificat d'authenticité et parfois une dédicace du donateur.

Caleçon du présentateur Guillaume Durand
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En Belgique, habitués aux frasques du bonhomme, les "donateurs" furent nombreux et pour certains, illustres, comme cette politicienne culotte de la Ministre belge de la Culture

(imaginer que cette haut fonctionnaire portait une culotte aux couleurs de son parti me la rend particulièrement sympathique...)
Ou encore "haut en couleurs", comme le calbute de Plastic Bertrand ! ("Ca plane pour moi!", vous vous rappelez??)
...Alors qu'en France, pourtant pays de la gaudriole et de l'humour cassoulet, seule une poignée de courageux fit l'offrande d'un de leurs dessous...
Parmi eux, on peut citer Corinne Maier, écrivain, connue pour avoir été licenciée d'une grande administration après avoir écrit "Bonjour Paresse", éloge pratique du glandage organisé au bureau.
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Ou bien encore Picha, dessinateur et réalisateur du cultissime "Tarzoon, la honte de la jungle", seul dessin animé français encore classé X...
Mais on peut aussi voir la culotte de scène de la célèbre "Madeleine Proust" alias Lola Sémonin, avec qui j'ai passé un délicieux moment d'échange.
Mais Jan Bucquoy, considérant que "nous sommes tous égaux quand on se retrouve en slip" a aussi pensé à nos grands Hommes, comme en témoigne cette série de tableaux...

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Rimbaud (mais il y avait aussi Marx, Freud, Malraux...)
(je précise pour les mal-comprenants que Rimbaud et Sarkozy n'ont jamais été donateurs de Jan Bucquoy...)
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Enfin, l'homme s'est aussi attaqué à un monument national belge, en la personne de Tintin, qui prouverait que non seulement il était sexuellement actif mais aussi que Milou avait bien un orifice anal, contrairement à ce qu'Hergé a toujours voulu nous faire croire...

(notez la ressemblance frappante ! c'est Tintin avec 30 ans de plus, non?)
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Enfin, pour finir, un piège subtil : un "caméraman" muet s'est promené durant tout le vernissage avec cette grossière caméra en carton et objectif en cul de bouteille, comme un vrai professionnel de l'image...
Le public, se rendant compte de la supercherie, se mettait à faire l'imbécile devant, grimaces à gogo, etc...
Mais bien sur, il y avait un vrai caméscope à l'intérieur.... 
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"Le Musée du slip", installation de Jan Bucquoy, à l'espace Immanence
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Vous avez trouvez ça drôle? stupide? de mauvais goût?
Alors pour moi, la vraie provocation, ce n'est pas qu'un artiste mette un string sur la tête de Chirac ou qu'il fasse sodomiser Milou par Tintin...
Pour moi, la vraie provocation, ce sont les 700 milliards de dollars soulevés en quelques jours à l'automne dernier pour sauver des banques qui se sont fourrées seules dans le pétrin, alors qu'un centième de cette somme suffirait à éradiquer la faim en Afrique.... Ces mêmes banques, qui aujourd'hui même, refont des profits colossaux, en répétant exactement les mêmes erreurs, malgré les guignolades gesticulatoires des politiques...
C'est la mine anti-personnel qui déchiquette un enfant asiatique chaque heure par an mais qui coûte moins cher que le préservatif qui aurait sauvé sa mère du Sida.
C'est le premier laboratoire mondial qui refuse toujours de délivrer des médicaments génériques (donc sans aucune rentabilité) contre le Sida en Afrique mais qui vient de vendre pour des dizaines de milliards à des pays déjà sur-médicamentés un vaccin anti-grippal qui ne donne aucune certitude de prévention et d'innocuité...
La liste de mes rigolades internes serait trop longue, j'arrête là et je me met un slip sur la tête...
mercredi 12 août 2009
"Boîtes judiciaires" de Michel Amelin
C'est à une très étonnante expo que je vous convie cette fois...
Michel Amelin, écrivain et enseignant en maternelle (!), s'est spécialisé dans les polars et l'étude des faits divers.
Il a réuni en une trentaine de boîtes des indices, photos, objets, d'affaires criminelles plus ou moins anciennes ....
Chaque objet est soigneusement placé, de manière à véritablement "re-lire" l'affaire, sans même la connaître.
Chaque boîte est accompagnée d'une petite phrase sibylline, comme les journaux de l'époque savaient si bien les titrer en Une...

On l'appelait le "tueur aux ballons"
Par là-même, l'auteur nous interroge profondément sur notre fascination de toujours pour ces crimes sordides, ces morts stupides, motivés par l'appât du gain, la perversion, la jalousie, la bêtise assassine...
Alors sur les murs de la Bilipo (Bibliothèque de la Littérature Policière), les tueurs d'enfants côtoient les maris fous de jalousie, les femmes cupides, les maîtresses infanticides... jusqu'au plus célèbre d'entre tous, Landru.
Affaires résolues, à jamais figées dans ces drôles et fascinantes boîtes d'un autre âge...

Le jeune prêtre vivait depuis 5 ans avec sa mère momifiée et déguisée en religieuse
Les faits divers ont même connu leurs journaux spécialisés, avec "Qui police!" ou encore "Détective", qui existe encore (même si la plupart des crimes décrits dans ses pages sont souvent de pures fictions).
Ils ont même eu "leur" dessinateur attitré, le génial Angelo Di Marco, dont tout le monde a déjà aperçu les couvertures crayonnées, aux visages déformés par la haine ou la terreur...
Aujourd'hui, de grands quotidiens comme "le Parisien libéré" ou "France-soir" font encore des faits divers une double page , perpétuant ainsi une tradition issue du célébrissime "Petit journal"
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Le domestique envoûtait les femmes. Un mari le tue et le coule dans le béton
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L'infirmier militaire empoisonnait des soldats gazés pour escroquer les veuves
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... Il découpe sa maîtresse et l'enterre dans son jardin
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Expo "Boîtes judiciaires" (crime boxes) : pour en savoir plus
lundi 20 juillet 2009
le collectif "La barbe"
J'avais déjà évoqué les femmes à moustache (poétique) dans ce billet ...
Mais cette fois, je ne vous parlerai pas de monstres de foire mais du collectif féministe "La barbe" qui vient d'orner les 2 statues de l'Hôtel de ville (qui en ont vu d'autres !) de barbes factices !
Ce récent collectif entend sensibiliser l'opinion publique sur le manque, voire carrément l'absence, de représentation des femmes aux plus hautes fonctions de l'Etat ou des grandes entreprises (à titre d'exemple, sur les 100 plus grandes entreprises françaises, une seule est dirigée par une femme !).
La France a en effet un retard considérable sur certains de ses voisins européens, certainement du à une vieille conception très "virile" et latine du pouvoir, qu'il soit d'argent ou d'appareil.
Fondé l'année dernière, le collectif compte à ce jour 27 opérations à son actif (interventions dans des conseils d'administrations, "habillage" de statues républicaines, happenings divers....).
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La suite de ma balade m'a fait rencontrer, en vrac...
Un pigeonnier vivant
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Une proposition de la Ville de Paris pour réduire l'engorgement des prisons
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Maurice, dont c'était le premier spectacle (prometteur !) dans la rue
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pour arriver enfin au vernissage de la 2ème expo "400 ml"
(pour voir celle de Novembre 2008, c'est ici)
infos sur l'expo 400 ml (dont je signe la photo de présentation)
mercredi 17 juin 2009
Paris-émoi s'est exposé...
... dans le charmant atelier d'un artiste que j'apprécie beaucoup et dont j'ai parlé tout récemment ici...
A l'invitation de Rue Meurt d'Art, invitation généreuse comme toujours, Tatiana et moi avons montré 20 grands tirages de nos images, accompagnés des mots toujours percutants de Chrixcel...
L'expo durait une journée. Une journée ensoleillée, magique, qui est passée comme dans un rêve...
Voici mes 10 images, avec les textes de Chrixcel.
Bien sur, vous connaissez ces photos pour les avoir déjà vu ici ou sur Aminus.
Mais le papier photo, entouré d'un cadre tout simple, a vraiment quelque chose d'unique et le rapport à ses propres images en devient tout autre, surtout quand le choix à faire parmi des centaines d'images qu'on aime est déchirant...

Passion vénitienne
Voir rouge, peindre ce masque blanc et trop poli
De sang, la vie au cœur de ces fleurs cramoisies
Qui colore nos faces du grenat de l'affront
Ou rebrode nos peaux en rubis de passion
L'interdit vermillon nous souffle le danger
Mais nos écarts latents nous entraînent plus loin
L'amour y dessine d'un souffle carminé
Des nuits troubles et osées aux accents lits devins.
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MAJORETTES
Môme de fanfare arborant ta jupette
Accrochant les regards des villageois hilares
Je me demande pourquoi tu t’exhibes ce soir ?
On s’étonne de ton art de manier la baguette
Roulée-boulée, moulée dans ton costume blanc.
En souriant je repense à ces fêtes d’antan,
Tous mes étés passés à mimer tes pirouettes,
Toi tu dansais sous le sifflet des trompettes,
Et moi je n’aurais jamais voulu ta place :
Sans rire, devine combien se sont payé ta face ?
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Femme à la colle
Je suis une femme de papier qui s’en fiche de s’afficher. Mon visage est un arbre dont les anneaux vous disent tout ! Mes rides sont mon écorce et ma force. Vous pouvez me déchirer, le vent recollera les morceaux épars de mes facettes éparpillées. Vous pouvez me froisser, jamais je ne plierai : ou plutôt, je serai les origamis de vos actes vandales. Arrachez-moi, je suis déjà bien attachée…le mur est imprimé de la colle qui me lie intimement à lui. Le karcher ne me fait pas peur, car chair à mon cœur. Une peinture d’apprêt ne saurait m’effacer sans accuser d’emblée mes contours, et nulle affiche placardée pour voiler mes yeux n’aurait assez de corps pour effacer mon âme. Je suis le mur et le mur me suit…je respire vos angoisses et transpire de la pierre ! Ephémère, peut-être, et femme-air sûrement.
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SACRE MOTEUR
Dominicale dodoche sous un dôme bien dodu
On dodeline en voyant son capot tout dansant
Drôle de dinosaure, elle plait toujours autant
On s’arrache des modèles de dingos en mordus
Chevaux en duo, à deux à l’heure dandinant,
Haridelle de tôle, sous ses airs de diplodocus
Elle a tout d’une grande légende sous les gentes.
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Ballons et bleus
Je suis au balcon d’un appartement haussmannien et j’observe de là une bagarre encadrée par des hommes armés. Les ballons de baudruche ne semblent pas vouloir s’envoler au pied des lourdes chaussures de caoutchouc. L’ambiance parait délétère sous les assauts militaires. Les panses d’air restent à terre comme des balles de flashballs, dépourvues de souffle, le ciel de plomb ne semblant plus vouloir les accueillir parmi les cumulus. La peur de l’écrasement les a sans doute figées d’une peur bleue. Je prends une dernière bouffée de cigarette, fixant machinalement le goudron jonché de bleu. Eclatés, ils sont devenus rouges.
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PIGEONS
Piètres oiseaux avatars de laideur
Ils se fondent aux trottoirs d’une infinie portée
Gageons qu’un gros ballon au gré de sa couleur
Encre leurs battements d’ailes noires et fatiguées
On les voit s’envoler en fuyant le bitume
Nuages de goudron enchevêtrés de plumes
Souillant les rues de leurs fientes acides…
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Un homme se détache
Sur un grand écran de codes
Et cherche le sien
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F
Follement facétieux, le feu frôle l’infâme
A faire fi de sa flamme, on frise de l’infime
Ce fabuleux effluve de soufre qui se fume
L’offrande affriolante qui flatte nos euphories.
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Vitre-in
J’ai déambulé à la recherche de ton image
Dans les vitrines et les flaques, j’ai cru voir ton visage
Psyché délictueuse, rue des Alouettes : un leurre
Un grand buste de femme, dont j’ai vu la pâleur
Derrière une glace d’argent rue du Plat d’Etain.
Dans ses aplats déteints j’y voyais deux yeux fins
Qui fixaient le trottoir de la rue du Regard,
Ah ! Quand les voies de Paris font des jeux de miroir !
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SANS TITRE
Il est de ces images dont on ne peut rien dire
Par peur de faire pâlir leur éclat d’un soupir ;
Car leur beauté suffit aux regards éphémères,
Aussi je laisse aux yeux ce que la langue doit taire.
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Je remercie profondément P@sc@l, Lydie, Fabrice et Philippe pour leur passage...
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"Femme à la colle": collage de B-Toy
"Sans titre" : fresque de Fem-1
mardi 12 mai 2009
"Artistes pour la liberté" - Berlin 89
09-11-1989.
Une date qui restera à jamais gravée dans les mémoires.
Le Mur de Berlin tombe, après 28 ans d'une douloureuse existence. La réunification des 2 Allemagnes est en marche...
Un hommage du collectif "Artistes pour la liberté" est actuellement installé dans les jardins du Palais-Royal, sous forme de plaques de béton , issues directement du mur de ronde intérieure, et retravaillées par des artistes contemporains, parmi les importants du moment...
Quelques oeuvres fortes, très symboliques de la violence et de la honte que représenteront ce Mur pour longtemps encore...

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(une certaine idée de la condition humaine, sous l'oeil inquiet de Malraux)
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Avec, en vrac, les oeuvres d'Arman, Gérard Fromanger, Buren, David Bach, Eric Boulatov, Peter Klasen, ....
Et pour rester dans le ton, 2 films à voir absolument, autour de cette période particulière: "Good Bye Lenin !" et "La Vie des autres", 2 chefs- d'oeuvres récents d'émotion et de finesse sur une Allemagne qui n'en finit de digérer son difficile passé...
D'autres images de cette belle expo sur Flickr
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Expo, copinage et bruit de l'oeuf dur sur le zinc...
Gérard Lavalette, Gérald Bloncourt et Lionel Moureau exposent leurs images d'artisans du Faubourg et c'est ici, près du magnifique marché d'Aligre, très apprécié des amateurs d'andouillettes...:
mardi 24 février 2009
Expo "Von Hagens"
AMES SENSIBLES S'ABSTENIR
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De l'Antiquité au Moyen-âge, l'anatomie était une discipline
complètement prohibée. Ceux qui la pratiquaient pouvaient finir comme
sorciers sur un bucher... Car à ces époques, ouvrir un corps revenait
à profaner le receptacle de l'âme... Et ce, presque partout en Orient
et en Occident.
Il fallut attendre Ambroise Paré, médecin militaire, mais aussi De
Vinci et Géricault, artistes fascinés par la machinerie humaine, pour
que la dissection de cadavres sortent de la clandestinité et permettent
enfin les vraies avancées médico-chirugicales que nous connaissons aujourd'hui.
(j'ai fait court dans le temps, là!)
Faisons encore un bond dans le temps.
1975: un jeune anatomiste allemand, Gunther Von Hagens, invente un procédé révolutionnaire de conservation des corps (je vous passe les détails sinon vous ne pourrez plus jamais cuisiner des tripes...) qu'il nomme la plastination.
Avec ce procédé, non seulement, les corps semblent encore vivants (!!) puisqu'on peut les figer dans les mouvements qu'on veut mais surtout ils se conservent à l'infini et sans protection particulière. Organes, muscles, vaisseaux, peau, tout est conservé tel quel sauf le sang !
Mais Von hagens ne garde pas longtemps son invention dans le secret des chambres funéraires et des salles de dissection. Il en fait un Art et l'expose à travers le monde entier !
Et partout, de l'Allemagne au Japon, les mêmes réactions ! Des millions de visiteurs mais des réactions horrifiées de gouvernements ou de religieux, allant même jusqu'à la tentative d'interdiction !
En France, mère-patrie de la médecine moderne, il semblerait que la polémique n'enfle pas plus que ça depuis que l'exposition a commencé, il y a quelques jours.
A t-on le droit de faire l'art avec des cadavres? Pourquoi les mettre autant en scène? Quid de la dignité humaine? Autant de questions éthiques auxquelles chacun apportera ou non sa réponse...
Par contre, court toujours l'insistante rumeur que les corps utilisés pour les expos soient ceux de prisonniers politiques chinois (donc un inommable trafic de cadavres) et non ceux de volontaires ayant fait don de leur dépouille à la science...
Petite galerie de morts...vivants !
(Euh... les photos étaient strictement interdites, d'où ma "discrétion" sur les coordonnées de l'expo...)
dimanche 21 décembre 2008
Jeff Koons à Versailles
Après Jan Fabre au Louvre, c'est de nouveau avec Pascal et Lydie que j'ai eu l'occasion de visiter le chateau de Versailles, pour une nouvelle confrontation entre le contemporain et l'ancien, entre le kitchissime et l'institutionnel, avec l'exposition de quelques oeuvres de l'américain Jeff Koons...
Jeff Koons est l'artiste moderne dont les oeuvres se vendent le plus cher au monde.

Une de ses oeuvres la plus connue, le "balloon dog"...
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Mickael Jackson et son chimpanzé, Bubbles
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Une sculpture directement inspirée de son ex-femme, la Cicciolina
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Vitrine d'aspirateurs dans les appartements de la Reine...
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"Hanging heart"... Vendu 23 millions d'euros...
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Son oeuvre la plus imposante, plusieurs tonnes et des dizaines de milliers de petits pots de fleurs (sous un temps calamiteux !)
mardi 2 décembre 2008
Paris-Photo
Novembre, Mois de la Photo Parisienne (MPP)...
Quelques images prises à la volée au vernissage de l'expo "Paris-photo" début Novembre, qui est un peu à la photo contemporaine ce que la FIAC est à l'art moderne.
Des dizaines de galeries représentant des photographes du monde entier. Un panorama global de la photo mondiale, avec, comme invité cette année, le Japon, connu pour son iconographie d'un érotisme et d'une violence souvent sans limites...
Moments forts et mises en situation très... orientées !

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Ne me demandez pas comment je me suis retrouvé à expliquer à Yann Arthus-Bertrand ("la Terre vue du ciel") le travail photo-sociologique de l'étonnant hollandais Ari Versluis... Un moment aussi étrange que cocasse !
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Ari Versluis, l'auteur d'Exactitudes, un incroyable travail de fourmi sur les "tribus urbaines"
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Copinage, cahuètes et confettis:
Si vous aimez à la fois les orgues de Barbarie et les images de musiciens des rues, c'est que Sainte-Véronique vous veut du bien !
Gérard Lavalette, pour son association "la Photothèque des jeunes parisiens", vend cet ouvrage.
22 € prix public (et quelques euros moins cher si vous passez directement par le Piéton de Charonne...)
mardi 25 novembre 2008
Fiac...? Floc !
Oui, détendons-nous... le temps d'une petite balade à la Fiac 2008 qui s'est tenue, comme chaque année entre la Cour carrée du Louvre et le Grand Palais...
Mais pourquoi "floc" alors? Parce que je ne suis pas détendu au point de dire que cette foire (le F de Fiac, pour mémoire) fut une réussite.
Contrairement à d'autres années où certaines oeuvres étaient éblouissantes d'inventivité et de surprise, ce cru 2008 m'a paru nettement plus fade et triste. Moins d'oeuvres surprenantes ou monumentales, des installations dans les Jardins des Tuileries tristes comme un bilan comptable...
Mais n'étant pas critique d'art, passons à quelques images....
Mais oui! Pour la première fois, la Propreté de Paris avait un stand à la FIAC...
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Un tableau de Pierre Soulages, l'inventeur d'un noir tellement épais qu'il faut une personne à proximité pour empêcher tout le monde de toucher le tableau, comme on le ferait d'une sculpture...
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Cherchons bien... la notre est forcément là...
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Le genre de hasard que j'adore...
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Rares sont les artistes qui s'intéressent à l'encadrement, surtout dans l'art moderne, où coller sa toile sur un carton de pizza est le comble du chic (et cher...) !
Un cauchemar d'encadreur?
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Une oeuvre? un meuble? une sculpture?
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Quesaco? Rien moins qu'une tonne de confettis noirs...
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Encore une dans le même genre?
Je vous laisse deviner de quoi est composée cette oeuvre...
(réponse dans le prochain billet)
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Et où aller manger après l'expo?
Vous n'avez qu'à demander à Aude, elle aura bien une bonne adresse à vous passer !





















































